Quand j'étais petite j'ai voulu goûter un petit morceau d'une belle amanite tue-mouche. Ca ressemble trop à une friandise. Ca expliquerait pourquoi j'ai l'air si déconnectée depuis ma tendre enfance.
Et heureusement, car nous vivons dans une époque où même la paix n'a jamais été autant menacée. Elle doit se protéger pour ne pas disparaitre définitivement. De plus, en ces temps modernes où la liberté d'expression est un droit, il est plus prudent de cacher sa féminité pour avoir plus de chances d'être respectée.
Dans ce monde où les bénédictions pleuvent par milliers, beaucoup trop préfèrent encore s'en protéger, par peur de sortir de leurs conventions ternes, grises et si déprimantes.

Les moindres coins de rues font peurs. Les murs suintent l'anxiété et la crainte de tomber sur une mauvaise surprise.
Le manque de respect est partout et s'en prend aux symboles de la paix et de l'ordre qui sont tellement à plat qu'ils n'arrivent plus à se défendre ni à être pris au sérieux.
Et puis il y a ceux qui s'entre-aident pour aller vers un but commun plus élevé, plus lumineux et probablement plus paisible.
Et d'autres font un travail subtil pour remettre de la couleur et de la solidité là où tout tombe en ruine.
Il suffit de regarder juste à nos pieds pour voir que la bonne humeur n'est pas loin.
Pendant ce temps, certains prennent soin de leur servitude et le vivent plutot bien.
Cette époque trans-pire l'envie de se réaliser. Tout le monde éprouve le besoin d'un change-ment. Mais la peur nous pousse encore à cette censure qu'on s'impose depuis si longtemps, sans trop savoir pourquoi.
Même les trottoires semblent éprouver le besoin de s'auto-détruire. Ils se sentent tellement négligés, ils n'arrivent plus à s'affirmer en tant que lieux de promenade et ils sont piétinés à longueur de journée par des gens qui n'ont pas le moindre respect pour eux et qui ne savent plus rêver.
Seul l'amour nous conduira vers l'élèvation.

Et grâce à certaines créations, comme cette bibliothèque magique entre ces deux maisons, on peut rentrer dans un monde nouveau où les pensées s'élèvent comme des bulles de savon. Et où les rêves écrits deviennent les réalités vécues.

Et puis, il y a ceux qui rêvent d'un monde qui ressemblerait à un jardin d'enfant.

Un jardin ou vien-draient s'échouer les embarca-tions en prove-nance des pays imagi-naires et y déverse-raient la magie et les pouvoirs oubliés par les hommes et pour les hommes.

Ce sera dans ce nouveau monde, que les arbres pourront recommencer à diffuser leurs rêves et leurs images pour que nos esprits s'ouvrent à de nouvelles richesses et à une plus grande sérénité.